En chirurgie

Ces deux concepts aident à décider au mieux, avec l’ensemble de l’équipe médicale et avec la patiente, quelle est l’intervention la mieux adaptée pour le contrôle de sa maladie et la préservation de l’esthétique.

Parmi les progrès on peut citer :
— La technique du ganglion sentinelle(GS) qui permet d’éviter le curage ganglion- naire axillaire classique. Elle a été mise au point en 1994 aux USA et elle est de pratique courante en France depuis 2000. Cette technique permet d’éviter le risque survenue d’un « gros bras ». Elle nécessite l’emploi d’un colorant spécifique et d’un isotope radioactif pour identifier avec précision le ganglion pendant l’opération.

— L’utilisation des techniques de chirurgie plastique adaptées à la cancérologie permet, dans la majorité des cas, d’éviter un mauvais résultat esthétique lorsque le traitement permet de conserver le sein.

Il s’agit des techniques de chirurgie “ oncoplastique ”.
D’abord réservées à certaines localisations dans le sein, elles ont connu un grand développement au cours des 5 dernières années. Il existe maintenant une technique spécifique adaptée à chaque localisation du cancer dans le sein.
Elles sont très semblables aux procédés chirurgicaux mis au point en chirurgie plastique et esthétique et nécessitent pour l’opérateur une formation spécifique. Elles permettent le plus souvent la conservation du sein dans les meilleures conditions de sécurité tout en offrant un résultat optimal en termes d’esthétique et de qualité de vie.

La reconstruction du sein

La conservation du sein est possible dans la grande majorité des cas (60 à 70%), mais l’ablation du sein ou mastectomie reste malheureusement parfois nécessaire. C’est notamment le cas dans les tumeurs volumineuses ou lorsque le rapport entre la taille de la tumeur et la taille du sein ne permet pas d’envisager un résultat cosmétique correct.

L’ablation du sein n’est pas forcément synonyme de gravité de la maladie : elle est parfois préconisée en présence d’une maladie peu agressive mais étendue (comme dans le cancer in situ) pour laquelle un traitement conservateur n’est pas possible soit parce qu’ll risquerait d’entraîner un résultat esthétique médiocre et soit qu’il comporte un risque élevé de récidive.


Dans certains cas, une reconstruction immédiate par prothèse est possible, sous réserve qu’une radiothérapie post opératoire ne soit pas programmée.
Dans les autres cas une reconstruction secondaire est proposée en fonction de la morphologie de la patiente, de son souhait et de l’acceptation de nouvelles interventions et de nouvelles cicatrices.

Dr R.J. Salmon en salle d’opération
La Mammographie

La généralisation du dépistage par mammographie permet de mettre en évidence des tumeurs de plus en plus petites (la taille moyenne des cancers actuellement découverts est trois fois plus faible qu’il y a trente ans).

Le dépistage peut être réalisé:

soit dans le cadre des campagnes départementales organisées sous l’égide du Ministère de la Santé (ADECA à Paris)
soit au niveau individuel, par le médecin traitant et/ou le gynécologue grâce à une mammographie annuelle à partir de 45 ans.

Le dépistage précoce des petites tumeurs permet ainsi la mise en œuvre de traitements conservant la glande mammaire tout en respectant son esthétique et sa morphologie. Le plus souvent, les traitements postopéra- toires seront de même d’autant moins lourds que la découverte de la maladie aura été plus précoce.

Cancer du sein
Prise en charge du cancer du sein:

Le cancer du sein, avec 52 000 nouveaux cas par an, en France, est le plus fréquent des cancers de la femme.
A ceux qui me demandent :

“A-t-on fait des progrès dans le traitement
des cancers ?”


La réponse est oui, car du “ prêt à porter ”, la cancérologie du sein est en train de passer au “ sur-mesure ”.
Il convient en effet d’éviter tout autant le sur-traitement, possiblement générateur de toxicités et de séquelles, comme le sous traitement qui risque de diminuer les chances de contrôle de la maladie. Cette attitude évite ainsi de “ surtraiter ” les cas les moins graves et traite plus efficacement les plus complexes.

Le plus grand progrès dans cette direction est la volonté des médecins de travailler, ensemble et avec leur patiente, dans le but commun du contrôle de la maladie et de sa réinsertion sociale et familiale optimale.
Le dépistage précoce par la mammographie et les progrès de l’imagerie (Echographie, IRM, PET Scan…), l’analyse biologique de la tumeur, les tests génétiques, associés aux progrès techniques dans la prise en charge loco régionale de la chirurgie et de la radiothérapie et aux indications adaptées des traitements médicaux par chimio et/ou hormonothérapie, permettent une prise en charge personnalisée de chaque patiente.

Dr R.J. Salmon en salle d’opération
La prise en charge multi disciplinaire
Prise en charge du cancer du sein:

Les trois “ Plan Cancer ” successifs mis en place par l’Institut National du Cancer (INCa) ont beaucoup insisté sur l’importance de la prise en charge multidisciplinaire.

Cette vision “démocratique” de la prise en charge, c'est-à-dire où un médecin d’une spécialité donnée, ne décide plus seul du traitement d’une patiente, se fait au cours d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Cette RCP est obligatoire, légale et doit faire l’objet d’un compte rendu écrit.
Elle permet surtout de décider en commun de la meilleure stratégie à proposer spécifiquement à la patiente et à sa maladie.

> Même si l’intervention chirurgicale reste encore le plus souvent le premier temps de la prise en charge, il existe un certain nombre de situations, déterminées par la biopsie faite avant tout traitement, où un traitement médical pré opératoire, dit “ néo adjuvant ”, sera proposé à la patiente. C’est notamment le cas lorsque la tumeur est volumineuse et/ou qu’elle est porteuse de signes biologiques d’agressivité, l’équipe médicale préférant “ calmer ” la tumeur avant l’opération.

Deux concepts majeurs de la prise en charge des cancers du sein se sont installés dans les dernières années :
  • l’anticipation 
  • et la prédiction de réponse

Le Dr R.J. Salmon avec son équipe
Les traitements médicaux
Prise en charge du cancer du sein:

Chimiothérapie et Hormonothérapie sont délivrés aux patientes en fonction de paramètres anatomiques (taille de la tumeur, envahissement ganglionnaire) et surtout biologiques (récepteurs hormonaux, prolifération sur-expression de certains gènes comme HER2) de la tumeur. Il est ainsi possible de donner de plus en plus des traitements médicaux à la carte, ciblés spécifiquement sur une patiente donnée.

La décision de donner ou non une chimiothérapie avant ou après l'intervention dépend donc de ces paramètres et elle utilise maintenant ce que l'on appelle des "signatures génomiques"
L'aboutissement de ces études est de pouvoir proposer aux patientes une médecine de précision, c'est à dire adaptée individuellement à chaque patiente


La Radiothérapie

L’anticipation et la prévision de réponse permettent au radiothérapeute de choisir la dose d’irradiation à délivrer, les zones à irradier, le nombre de séances ainsi que la durée du traitement.

La durée classique de la radiothérapie est d'une séance 5 fois par semaine, pendant 5-6 semaines
Dans certains cas cependant cette irradiation peut ne comporter que 12 voire 5 séances dans le cadre de ce que l'on appelle das irradiations hypofractionnées.
De nouveau c'est la concertation entre les médecins qui permet de choisir l"étalement"dans le temps le mieux adapté au cas par cas

Adresses

* Centre de Consultations : 2 rue Rousselet 75007 Paris 
Tel 0143977575
Prise de rendez vous par internet sur www.agendaservice.fr